> Paiement de la cotisation

 

 

Le paiement de la cotisation est elle obligatoire ?

 

Le versement de la cotisation ordinale est une obligation légale annuelle pour chaque infirmier inscrit au tableau, conformément à l'article L. 4312-7 du Code de la Santé Publique et seul le Conseil National de l'Ordre des Infirmiers est habilité à en fixer le montant.

 

Le Conseil National de l’Ordre des Infirmiers fixe la cotisation à 75 euros pour l’ensemble des infirmiers

Lors du Conseil National du 30 mars 2010, les membres présents ont voté le montant de la cotisation pour l’année 2010/2011.

Le choix du Conseil National a été de ne pas diviser et de reconnaître l’unité de la profession infirmière. Ainsi, il fixe à 75 euros la cotisation annuelle pour l’exercice 2010/2011. Ce montant correspond aux besoins réels de fonctionnement de l’Ordre, pour répondre à toutes ses missions.

Toutefois, comme le lui permet la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires, le montant est minoré de moitié, soit 37,50 euros pour :


- Les jeunes diplômés qui paieront 37,50 euros les premiers mois d’exercice et l’année suivante (Pour les diplômés de novembre : inscription et cotisation de 37,50 euros de novembre à fin avril, puis pour l’année suivante, le même montant pour l’année d’exercice) ;
- Les retraités exerçant à titre bénévole.

De plus, les sociétés d’exercice libéral infirmier devront s’acquitter d’une cotisation de 150 euros, ce qui n’était pas le cas à l’exercice précédent.

Montant de la cotisation 2010-2011

Infirmiers habilités à exercer (cas général) : 75 €

Infirmiers habilités à exercer diplômés en 2009 – 2010 et 2010 – 2011 : 37,50 €

Infirmiers (retraités ou non) habilités à exercer uniquement à titre bénévole (hors réserve sanitaire) : 37,50 €

Personnes morales (société d’exercice libéral ou société civile professionnelle), sans préjudice de la cotisation due par les associés infirmiers : 150 €

Une cotisation spéciale pour les jeunes diplômés

Lors de la réunion du 8 décembre 2009, les élus du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers ont voté à l’unanimité des présents, une cotisation spéciale pour les jeunes diplômés. Elle est minorée de 50% par rapport à la cotisation annuelle de 75 euros.

L’ensemble des conseillers nationaux de l’Ordre des Infirmiers a décidé de diviser par deux la cotisation annuelle pour tous les nouveaux diplômés. En effet, l’inscription à l’Ordre et la cotisation sont obligatoires pour exercer la profession infirmière, à l’instar des autres professions réglementées dotées d’une structure ordinale. L’inscription ordinale est demandée par tous les employeurs du public, comme du privé. Cette cotisation « spéciale jeunes diplômés » devrait leur faciliter l’entrée dans la vie active.

A l’origine, rendue unique par la loi de décembre 2006 portant création de l’Ordre des Infirmiers, la cotisation est modulable depuis le 21 juillet 2009 de par la loi Hôpital-Patient- Santé-Territoires.

Les jeunes diplômés de la promotion 2009 devront donc tout d’abord obtenir de la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale, DDASS, leur numéro ADELI. Une fois obtenu, ils pourront télécharger le dossier d’inscription sur le site. Le dossier doit être renvoyé rempli à l’adresse inscrite sur la dernière page, accompagné d’un chèque de 37,50 euros. Les nouveaux inscrits recevront leur carte professionnelle européenne et leur caducée sous une quinzaine de jours, après réception du dossier. Les Conseils Départementaux de l’Ordre des Infirmiers sont à même de leur fournir un justificatif pour leur futur employeur, si nécessaire.

 

Est-il possible de déduire ma cotisation de mes impôts ?

 

La cotisation ordinale des infirmiers salariés ne peut pas faire l'objet, à ce jour, d'une déduction fiscale : elle fait partie des frais professionnels définis de manière forfaitaire par le fisc pour tous les salariés (à moins qu’ils ne choisissent de déclarer leurs frais réels). Les infirmiers libéraux peuvent déduire cette cotisation de leurs revenus au titre de ces mêmes frais.

Ces cotisations n'ouvrent droit à déduction fiscale que dans la mesure où les professionnels concernés, pour la plupart en libéral, optent pour la déclaration des frais réels, ce qui ne concerne pas la majorité de ceux qui, salariés du public ou du privé, choisissent l'abattement de 10% de leurs revenus imposables

 

La cotisation ordinale est-elle obligatoire ? Pourquoi m’est-elle demandée avec mon dossier d’inscription, alors que la loi ne prévoit pas qu’elle fasse partie de ce dossier ?

 

Le versement de cette cotisation annuelle est une obligation légale pour « toute personne inscrite au tableau », selon l'article L. 4312-7 du Code de la santé publique (Loi du 21 juillet 2009) et à ce titre une condition de licéité de l’exercice de la profession.

 

L’Ordre défenseur des intérêts collectifs de la profession est légitime à solliciter de chaque infirmier et infirmière, cadre infirmier, infirmier spécialisé, directeur de soins, le règlement de la cotisation ordinale.

 

Conformément à ce texte de loi, votre cotisation ne sera donc encaissée qu’après votre inscription.

 

Il est logique que le règlement de la cotisation ordinale soit sollicité en même temps que la demande d’inscription au tableau de l’ordre, afin que l’infirmier puisse être en règle vis en vis de l’Ordre.

 

Que se passe-t-il si on ne paie pas ?

 

Le règlement de la cotisation ordinale annuelle constitue une obligation légale mise à la charge de tout infirmier, quelque soit son mode d’exercice, conformément à l’article L. 4312-7 CSP.

A ce titre, le défaut de règlement de la cotisation ordinale est susceptible d’exposer le professionnel de santé concerné :

-au recouvrement forcé de la cotisation prononcé, sous astreinte, par les juridictions compétentes (le défaut de versement de la cotisation entraînerait des frais spéciaux et importants de recouvrement (frais d’huissier, etc.) qui seraient mis à la charge de l’intéressé. En effet, l’Ordre, et les infirmiers qui lui apportent ses seules recettes, ne doivent pas avoir à supporter les conséquences d’éventuelles infractions de certaines personnes à leur obligation légale de cotiser.

-le cas échéant, au prononcé d’un licenciement pour faute par l’établissement de santé employeur en cas d’atteinte à la pérennité des relations contractuelles occasionnée par le comportement du professionnel concerné.

En cas de réelle impossibilité, dûment justifiée, d’acquitter la cotisation de la part d’infirmiers en difficulté particulière, la mission d’entraide de l’Ordre lui permettra de faire jouer la solidarité professionnelle. Si vous êtes dans une telle situation, vous pourrez présenter un dossier de demande d’exonération totale ou partielle à la Commission d’entraide du Conseil national.

 

Si l'employeur souhaite prendre en charge ma cotisation, y a-t-il une procédure particulière de prévue ?

L’employeur peut contacter l’Ordre National des Infirmiers pour un paiement global par mail à : ordreinfirmier.national@orange.fr

 

Quand la mission d’entraide de l’Ordre intervient t’elle ?

En cas de réelle impossibilité, dûment justifiée, d’acquitter la cotisation de la part d’infirmiers en difficulté particulière, la mission d’entraide de l’Ordre pourra faire jouer la solidarité professionnelle.

Si vous êtes dans une telle situation, vous pourrez présenter un dossier de demande d’exonération totale ou partielle à la Commission d’entraide du Conseil national

La cotisation : quel montant et pour quoi faire ? (Extrait de la lettre de la Présidente)

Après une étude rigoureuse des charges minimales à financer, et avec le concours d’experts spécialisés, vos élus ont fixé la cotisation ordinale pour l’exercice mai 2009/ avril 2010. Elle se monte à 75 euros par an, soit 6,25 euros par mois, ou encore 20 centimes par jour.

Bien sûr, tout prélèvement obligatoire semble toujours trop élevé, au moment où il faut l’acquitter.

Mais gardons-nous de céder à l’illusion d’une politique dépourvue de moyens. Apportons la preuve que la profession est capable de comprendre les réalités et, mieux que quiconque, d’investir pour promouvoir la qualité des soins infirmiers et son propre avenir.

Nous sommes conscients de nos responsabilités envers vous. Nous avons donc fait le choix d’un Ordre indépendant, efficient et transparent.

Indépendant, car défendre et promouvoir l’indépendance d’exercice des infirmiers suppose celle de l’Ordre national des infirmiers lui-même. Pour réussir, nous ne pouvons et ne devons donc compter que sur nous-mêmes. Seule la contribution de chacun d’entre nous le permettra.

Efficient, c’est à dire performant au meilleur coût. Pour vous conseiller et vous soutenir au quotidien, contribuer à l’excellence des soins, tirer vers le haut l’avenir de notre profession à la mesure de son potentiel, nous devons avoir une crédibilité sans faille. Notamment nous entourer des compétences indispensables. Mais nous réduirons nos coûts au minimum possible. C’est un très grand défi d’avoir fixé la cotisation à 75 euros par an, alors que la plus basse de toutes les autres cotisations ordinales françaises est de 125 euros. Nous ferons tout pour le relever.

Transparent : notre budget est publié et nos comptes le seront aussi. 50% de ce budget ira directement au plus près de vous, dans les départements et les régions, 3% ira au Conseil national, le reste aux services communs qui travailleront au bénéfice de l’ensemble. Les sommes versées à certains élus, pour indemniser leurs pertes de revenus, ne représenteront que 1,7% du total.

Pourquoi faut-il « payer pour travailler » ?

Des prélèvements obligatoires particuliers existent dans tous les secteurs d’activité. Les prélèvements de toutes sortes sur les bulletins de paie des salariés du public comme du privé en témoignent, comme la taxe professionnelle des travailleurs indépendants, commerçants et non commerçants, la licence des taxis, les cotisations aux ordres professionnels, aux chambres d’agriculture, de l’artisanat, etc.

 

C’est la règle plutôt que l’exception… Seul y échappe le travail non déclaré ! Dans le cas de l’Ordre des infirmiers, la cotisation correspond à un ensemble de services rendus : elle bénéficie uniquement à la profession que l’Ordre doit servir, ainsi qu’à la qualité des soins. Elle garantit aux infirmiers un Ordre dynamique et totalement indépendant de tout pouvoir et de toute allégeance extérieure.