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L’ONI réalise depuis le 1er septembre, la première
inscription des infirmiers à son tableau ordinal. Certains
infirmiers rencontrent des difficultés pour pouvoir
s’inscrire. Ils s’inquiètent du risque d’être considérés en
exercice illégal de la profession.
L’Ordre fait actuellement face à des attaques virulentes et
de mauvaise foi, et à des tentatives concertées de bloquer
l’inscription des infirmiers au tableau :
•
Des courriers sont détournés. Des établissements de
santé ont bloqué la distribution de courriers, au mépris de
la loi. En effet, “ le fait, commis de mauvaise foi,
d’ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des
correspondances arrivées ou non à destination et adressées à
des tiers, ou d’en prendre frauduleusement connaissance ”
est un grave délit, puni d’emprisonnement et d’une amende de
45 000 €. Lorsqu’il s’agit d’un détournement commis ou
facilité par une personne dépositaire de l’autorité publique
ou chargée d’une mission de service public, la peine est
aggravée1.
De tels agissements privent, à leur insu, les infirmiers de
leur droits, et les exposent à de lourdes conséquences
qu’ils devront assumer individuellement.L’Ordre entend
rappeler chacun au respect de la loi.
•
La désinformation est organisée. Certains prétendent que
le contenu du dossier d’inscription et la cotisation sont
illégaux. Or, tous les éléments du dossier d’inscription
serviront à alimenter le répertoire partagé des
professionnels de santé (RPPS), institué par la loi2 pour
permettre de simplifier les démarches et la mobilité de ces
professionnels. Il remplacera à terme le répertoire ADELI.
La demande d’un extrait du casier judiciaire n°2 permet
d’assurer que les infirmiers et infirmières remplissent les
conditions de moralité nécessaires et ne présentent pas de
dangerosité à l’égard des patients. L’Ordre assure ainsi sa
mission de garantir l’honneur de la profession et la
sécurité des soins pour le patient.
• Des appels irresponsables et contre nature sont lancés.
Les appels à la grève contre l’Ordre et à un boycott des
inscriptions sont irresponsables et totalement contraires à
l’intérêt des infirmières et des infirmiers.
Les missions dévolues à un Ordre et celles d’un syndicat
sont, par nature, complémentaires. Celles des syndicats sont
de négocier les rémunérations et d’améliorer les conditions
de travail. L’Ordre, quant à lui, assurera l’indépendance et
la
promotion de la profession dans son ensemble.
Avoir un Ordre signifie pour la profession infirmière :
• être distinguée par la loi comme jouant un rôle décisif
pour l’intérêt général ;
• définir une déontologie, c’est-à-dire des devoirs que ses
membres doivent observer, au profit des patients et de la
santé publique, et pouvoir juger disciplinairement ceux
d’entre eux qui ne les respecteraient pas ;
• contribuer, par de multiples actions, à la compétence et à
la qualité de l’exercice professionnel ;
• et d’une manière générale, se gouverner elle-même, à sa
propre charge financière. Mais avec, en contrepartie, un
levier sans pareil pour s’assurer une reconnaissance à la
mesure de son potentiel dans de très nombreux secteurs
d’activité, pour les soins, la prévention, l’éducation et
l’accompagnement des personnes (usagers et patients).
Avec un Ordre, la profession est plus forte et devient
actrice responsable de son avenir. |