> Premières orientations, premiers objectifs

 

PREMIÈRES ORIENTATIONS, PREMIERS OBJECTIFS

L’Ordre National des Infirmiers - ONI - doit faire face en 2009 à deux défis simultanément :
• construire sa propre organisation ;
• assumer sa double responsabilité, à savoir : ses missions régaliennes et ses missions de services et de promotion en faveur de la profession.

1 - Construire sa propre organisation


Au cours de l’année écoulée, les conseils de l’Ordre ont fonctionné sans moyens. La majorité des cent départements élus dès avril 2008 et des vingt quatre régions dès juillet 2008, n’ont pas attendu l’organisation du niveau national pour élire eux-mêmes leurs bureaux et commencer à travailler. Le niveau national assure, la mise en place de l’ensemble de ce maillage territorial déjà en activité.


L’Ordre doit donc se doter au plus vite des moyens minima immédiatement indispensables. Cela signifie notamment :

• s’assurer des locaux indépendants pour accueillir dans des conditions correctes ses conseils et leurs collaborateurs salariés ;


• recruter les premiers de ces collaborateurs : d’une part, ceux qui géreront toutes les opérations administratives quotidiennes liées aux inscriptions, modifications, suspensions…, au fonctionnement des conseils, de leurs chambres de discipline, etc. ; d’autre part, les équipes de soutien qui travailleront au service de l’institution dans son ensemble. Ces “services communs” de l’Ordre lui fourniront les compétences expertes et les moyens avancés sans lesquels il ne pourrait assumer convenablement aucune de ses vastes responsabilités ;


• élaborer et mettre en œuvre le système d’information intégré, reliant et desservant tous les conseils, qui permettra de gérer un maximum d’opérations avec le maximum de qualité, de rapidité, de fiabilité et d’économie de fonctionnement ;


• se doter d’outils de communication interactifs : d’une part un extranet à la hauteur des besoins d’information et d’échanges d’une profession de près de 500 000 membres et d’autre part un site Internet à destination des autres professionnels comme des usagers du système de santé qui seront amenés à s’adresser à l’Ordre ;


• lancer l’appel et le recouvrement de la première cotisation ordinale annuelle, prévue par la loi, qui constituera la seule ressource de l’Ordre et ainsi garantira son indépendance ;

 

• élaborer le règlement intérieur de l’Ordre, destiné à préciser les principaux aspects de son fonctionnement, dans un souci de transparence, de rigueur, d’efficacité et de coopération entre les conseils des différents niveaux ;


• élaborer le règlement de procédures budgétaires et comptables qui complétera ce règlement intérieur.


faire vivre le réseau des conseils de l’ONI par des rencontres et des travaux en commun qui bâtiront sa cohésion et entretiendront son dynamisme.

2 - Assumer sa double responsabilité


L’Ordre doit tout aussi rapidement agir à l’extérieur en représentant les infirmiers auprès de ses partenaires ou interlocuteurs institutionnels, et en se faisant connaître auprès du public.


a) Les missions régaliennes


préparer le code de déontologie ;


débuter la constitution du tableau de la profession, notamment par une inscription provisoire automatisée des infirmiers à partir du fichier ADELI et des listes informatiques nominatives des salariés des structures publiques et privées.


préparer l’intégration des infirmiers dans le répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) ;


constituer les chambres de discipline et former leurs membres aux principes et procédures que celles-ci devront appliquer ;


former à la conciliation les élus départementaux qui assureront cette fonction ;


former l’ensemble des élus aux éléments du droit indispensables pour l’exercice de leurs responsabilités ordinales ;


contribuer aux travaux législatifs, réglementaires ou techniques en cours sur tous les aspects du système de santé pour y apporter l’éclairage de la compétence infirmière.
 

b) Le service et la promotion de la profession

Défendre la profession infirmière :

• faire vivre et respecter les règles déontologiques à l’intérieur de la profession, mais aussi auprès des employeurs et des autres professionnels de santé ;

• se porter partie civile dans toute affaire portant atteinte à la sécurité ou à l’intérêt des infirmiers.

La promouvoir en prenant en compte :


• des différents modes d’exercice (IBODE, IADE, en hôpital, libérale…) et la démographie ;

• de l’écart entre le poste théorique et l’activité réelle ;

• des nouvelles coopérations entre professionnels de santé prévues par la loi HPST.

Construire l’image des infirmières et infirmiers sur de nouveaux enjeux :


• l’émergence des nouvelles technologies ;

• l’intérêt de santé publique ;

• le partage de certaines données dans l’intérêt des soins du patient.

• l’accessibilité et la qualité des soins

 

Faire évoluer en conséquence le décret relatif aux compétences des infirmiers.

Constituer des réseaux sur lesquels

• établir des relations aux niveaux ordinaux a choisi une orientation claire : interprofessionnel, institutionnel et
rien que l’indispensable mais tout politique ;

• prendre des premiers contacts européens et internationaux, pour s’informer, réfléchir et agir dans un cadre plus large, adapté aux impératifs d’aujourd’hui.
 

Par tous ces moyens, faire rayonner la profession en France, en Europe et à l’international pour : 

• être des acteurs qui anticipent et font advenir les changements souhaitables ;

• faire rêver les jeunes générations afin d’assurer l’attractivité de la profession.