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1 - Construire sa propre
organisation
Au cours de l’année écoulée, les conseils de l’Ordre ont
fonctionné sans moyens. La majorité des cent départements
élus dès avril 2008 et des vingt quatre régions dès juillet
2008, n’ont pas attendu l’organisation du niveau national
pour élire eux-mêmes leurs bureaux et commencer à
travailler. Le niveau national assure, la mise en place de
l’ensemble de ce maillage territorial déjà en activité.
L’Ordre doit donc se doter au plus vite des moyens minima
immédiatement indispensables. Cela signifie notamment :
• s’assurer des locaux
indépendants pour accueillir dans des conditions correctes
ses conseils et leurs collaborateurs salariés ;
• recruter les premiers de ces
collaborateurs : d’une part, ceux qui géreront
toutes les opérations administratives quotidiennes liées aux
inscriptions, modifications, suspensions…, au fonctionnement
des conseils, de leurs chambres de discipline, etc. ;
d’autre part, les équipes de soutien qui travailleront au
service de l’institution dans son ensemble. Ces “services
communs” de l’Ordre lui fourniront les compétences expertes
et les moyens avancés sans lesquels il ne pourrait assumer
convenablement aucune de ses vastes responsabilités ;
• élaborer et mettre en œuvre le
système d’information intégré, reliant et
desservant tous les conseils, qui permettra de gérer un
maximum d’opérations avec le maximum de qualité, de
rapidité, de fiabilité et d’économie de fonctionnement ;
• se doter d’outils de
communication interactifs : d’une part un
extranet à la hauteur des besoins d’information et
d’échanges d’une profession de près de 500 000 membres et
d’autre part un site Internet à destination des autres
professionnels comme des usagers du système de santé qui
seront amenés à s’adresser à l’Ordre ;
• lancer l’appel et le recouvrement de la première
cotisation ordinale
annuelle, prévue par la loi, qui constituera la seule
ressource de l’Ordre et ainsi garantira son indépendance ;
• élaborer le
règlement intérieur de l’Ordre,
destiné à préciser les principaux aspects de son
fonctionnement, dans un souci de transparence, de rigueur,
d’efficacité et de coopération entre les conseils des
différents niveaux ;
• élaborer le règlement de
procédures budgétaires et comptables qui
complétera ce règlement intérieur.
• faire vivre le réseau des
conseils de l’ONI par des rencontres et des
travaux en commun qui bâtiront sa cohésion et entretiendront
son dynamisme.
2 - Assumer sa double
responsabilité
L’Ordre doit tout aussi rapidement agir à l’extérieur en
représentant les infirmiers auprès de ses partenaires ou
interlocuteurs institutionnels, et en se faisant connaître
auprès du public.
a) Les missions régaliennes
• préparer le code de
déontologie ;
• débuter la
constitution du tableau de la profession, notamment par une
inscription provisoire automatisée des infirmiers à partir
du fichier ADELI et des listes informatiques nominatives des
salariés des structures publiques et privées.
• préparer l’intégration
des infirmiers dans le répertoire partagé des professionnels
de santé (RPPS) ;
• constituer les
chambres de discipline et former leurs membres aux principes
et procédures que celles-ci devront appliquer ;
• former à la
conciliation les élus départementaux qui assureront cette
fonction ;
• former l’ensemble des
élus aux éléments du droit indispensables pour l’exercice de
leurs responsabilités ordinales ;
• contribuer aux travaux
législatifs, réglementaires ou techniques en cours sur tous
les aspects du système de santé pour y apporter l’éclairage
de la compétence infirmière.
b) Le service et la promotion de la
profession
Défendre la profession infirmière :
• faire vivre et respecter les règles déontologiques à
l’intérieur de la profession, mais aussi auprès des
employeurs et des autres professionnels de santé ;
• se porter partie civile dans toute affaire portant
atteinte à la sécurité ou à l’intérêt des infirmiers.
La promouvoir en prenant en compte
:
• des différents modes d’exercice (IBODE, IADE, en hôpital,
libérale…) et la démographie ;
• de l’écart entre le poste théorique et l’activité réelle ;
• des nouvelles coopérations entre professionnels de santé
prévues par la loi HPST.
Construire l’image des infirmières
et infirmiers sur de nouveaux enjeux :
• l’émergence des nouvelles technologies ;
• l’intérêt de santé publique ;
• le partage de certaines données dans l’intérêt des soins
du patient.
• l’accessibilité et la qualité des soins
Faire évoluer en
conséquence le décret relatif aux compétences des
infirmiers.
Constituer des réseaux sur lesquels
• établir des relations aux niveaux ordinaux a choisi une
orientation claire : interprofessionnel, institutionnel et
rien que l’indispensable mais tout
politique ;
• prendre des premiers contacts
européens et internationaux, pour
s’informer, réfléchir et agir dans un cadre plus large,
adapté aux impératifs
d’aujourd’hui.
Par tous ces moyens,
faire rayonner la profession
en France, en Europe et à l’international pour :
•
être des acteurs qui anticipent et font advenir les
changements souhaitables ;
•
faire rêver les jeunes générations afin d’assurer
l’attractivité de la profession.
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