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Ordre
National des Infirmiers : reconnaître l’expertise
pour préparer demain
Paris,
le 17 juin 2009 –
Lors de sa première
conférence de presse, au nouveau siège de l’Ordre,
la Présidente, Dominique Le Bœuf, a déclaré « Si
proche et si lointaine, voici les deux éléments qui
caractérisaient et caractérisent encore aujourd’hui
notre profession. C’est pourquoi, la première
priorité de l’Ordre National, au-delà des aspects
déontologiques et démographiques, sera la
reconnaissance de l’expertise infirmière tant auprès
du grand public que des professionnels de santé et
des pouvoirs publics ». |
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Pour une reconnaissance de l’expertise et du soin infirmier
La
promotion du métier d’infirmier et la conquête de la
reconnaissance de son expertise spécifique représente un axe
majeur de l’Ordre pour les années à venir. De fait, face aux
enjeux de santé publique actuels (vieillissement de la
population, augmentation des maladies chroniques…), la place
et le rôle de l’infirmier, de son apport scientifique en
termes de santé publique ne vont cesser de croître. Pour
Madame Dominique Le Boeuf, « il
est légitime que les infirmiers soient non seulement les
interlocuteurs mais disposent également d’un “droit de vote”
au sein des différentes instances de santé en France bien
que la Loi HPST ait fait disparaître les infirmiers et leur
expertise des instances de gouvernance prévue par celle-ci.
Pour ne prendre que deux exemples, la lutte contre les
escarres qui ont aujourd’hui quasiment disparus grâce aux
soins infirmiers ou l’accompagnement infirmer au quotidien
dans des périodes spécifiques, canicule, infections en
communauté scolaire…, la légitimité de l’infirmier est
aujourd’hui pleine et entière encore faut-il la faire
reconnaître ! ». En émettant des avis et en
soumettant des propositions aux Autorités nationales et
européennes de santé, en contribuant à l’élaboration et la
diffusion des bonnes pratiques professionnelles et à leur
évaluation, en synergie avec la HAS, l’Ordre National
permettra à l’ensemble des infirmiers de faire évoluer leur
métier (émergence des nouvelles technologies, intérêt de
santé publique, partage des données dans l’intérêt du
patient, …) pour répondre aux défis de demain, des défis
dont une partie des réponses se trouvent certainement dans
le développement de la « prescription infirmière ».
Se
compter, un préalable indispensable
483 380
infirmières et infirmiers exerceraient en France selon le
répertoire ADELI. Toutefois, selon les modes d’exercices
(établissement public, privé, exercice libéral), les
spécialités et les territoires (les densités régionales
variant de 499 infirmiers pour 100 000 habitants en région
Centre à plus de 1000 en Limousin), le “flou” de la
répartition de la principale profession de santé en France
se doit d’être éclairci. « Se compter aujourd’hui, nous
permettra de préparer demain et d’anticiper sur les 200 000
emplois à créer à l’horizon 2015 » a ajouté la Présidente de
la Commission Déontologie Madame Kine Veyer.
Une
déontologie claire
Mission
essentielle et primordiale du Conseil national de l’Ordre,
le code de déontologie actuellement en préparation a non
seulement pour but de régir les règles d’exercice de la
profession mais doit également être un guide pratique dans
l’exercice quotidien. Il doit guider la réflexion et
permettre de développer une prospective.
Des
moyens d’agir au niveau individuel et collectif
Agir
individuellement passe par la mise en place de bonnes
pratiques et leur évaluation mais également par le
développement d’une formation initiale forte, de type
Licence - Master - Doctorat, en adéquation avec les besoins
de santé et les équivalences européennes. Dès son
installation, le Conseil national a donc rappelé la
nécessité de l’intégration de la formation infirmière à
l’université et la reconnaissance de la discipline en
sciences infirmières comme cela est le cas dans la majorité
des pays européens.
En
parallèle de cette nouvelle dotation d’action individuelle,
l’Ordre National des Infirmiers représente un réel
collectif. Représentant près de 500 000 professionnels, il
est en phase finale de construction de sa propre
organisation. Avec le premier appel à cotisation en
septembre prochain, fixé à l’unanimité des membres présents
du Conseil national à 75 €, l’Ordre national disposera
également d’une réelle indépendance de fonctionnement,
l’intégralité de son budget reposant sur ces cotisations.
Contact
Presse :BV
CONSEIL -
Emmanuelle
Klein - Laurent Migno |